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[...C'est la fin...]
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# Posté le lundi 28 septembre 2009 12:45

Texte pour x-evoluti0n-ecrite

Contraintes : sur une scène de crime.

Angleterre, Douvres.
« Je sortais d'un bistrot mal famé où j'avais été dépenser en alcool les quelques livres sterling que j'avais gagnées sur les docks. J'étais un peu éméché mais je m'en souviens. J'étais sorti, un peu titubant. Il y avait du brouillard, épais comme une purée de pois. On voyait pas à trois mètres. J'allais rentrer chez moi, retrouver ma femme et mes quatre gosses. Elle allait encore me sermonner, me dire que je « dépensais toutes nos économies, et comment on allait manger, demain ? Et les gosses, j'allais les laisser crever de faim ? ». Alors, je la frapperais, une bonne baffe au visage. Elle tomberait par terre, les gamins courraient vers leurs chambres pendant qu'elle resterait par terre, sur le sol de la cuisine, à sangloter lamentablement. Et moi, j'irais m'asseoir dans le vieux canapé pour fumer un mauvais cigare. La routine.
Mais cette nuit-là, ça s'est pas passé comme d'habitude.
J'étais sorti sur le coup d'une heure trente, j'avais pris la rue adjacente à celle du bar, et c'est là que je l'ai vue. Marilyn. Ma Marilyn.
Mary, c'était la reine du trottoir. Elle en avait consolé, des bougres comme moi. Et elle était généreuse. Parfois, elle me faisait des coups pour rien, parce qu'elle savait que j'avais plus une livre à donner. Elle me disait toujours « c'est pas grave, tu me rembourseras plus tard, c'est pas un problème » pour pas que je me sente coupable. Mais elle savait bien que je la rembourserais jamais.
Marilyn, elle trouvait toujours les mots justes. Quand je venais me lamenter sur ma vie, que je lui disais que, de toute façon, autant me tuer tout de suite, elle me disait que non, que si je voulais, je pouvais m'en sortir. Fallait pas rester assis, c'est tout. Fallait oser. Elle disait qu'il fallait pas faire comme elle, que si elle avait voulu, elle aurait pu être actrice ou chanteuse, juste qu'elle avait été paresseuse et qu'elle était devenue une fille de la rue.
Moi, je trouvais que c'était déjà pas mal, ce qu'elle faisait. Elle connaissait tous les hommes, la Marilyn, et aussi tous les trucs pour manger pas cher et se saouler à volonté. Elle nous présentait les nouvelles, nous conseillait quelques filles qu'il « fallait absolument essayer », et disait d'autres que « celles-là, c'était perdre du fric pour rien ».
Et là, la Mary, elle était étendue par terre. Ses cheveux blonds oxygénés flottaient sur une flaque de sang, derrière sa nuque. Ses lèvres carmin que j'avais si souvent embrassées étaient ouvertes sur un dernier soupir tandis que ses yeux bleus regardaient fixement un point que je ne pouvais pas voir. Me dire que j'irais plus jamais maudire la vie dans son cou, ça m'a fait un sacré choc. Mary, c'était ma femme, mon amante et ma mère. C'était ma confidente et mon amie. C'était le coup d'un soir et la tendresse d'une vie. C'était Marilyn.
Je me suis penché et j'ai regardé dans son sac. Evidemment, plus de fric. Les salauds l'avaient volée, elle qui n'avait jamais volé personne. Pauvre Mary. Elle méritait pas ça.
J'ai déboutonné son chemisier et mis ma main dans son soutien-gorge à balconnets. Deux billets de cinq livres. C'était déjà ça. Je lui ai murmuré un « merci » à l'oreille, je me suis relevé et je suis parti.
Au moins, ma femme, mes gosses et moi, on aurait à manger, demain. »

# Posté le jeudi 03 avril 2008 08:32

Texte écrit pour x-evoluti0n-ecrite

Elle cherchait de l'amour en conserve pour sa recette du bonheur. Elle aurait préféré de l'amour frais, avec lequel il faut parfois se battre pour se l'approprier, mais elle n'en avait pas les moyens.
Pas qu'elle n'avait pas assez d'argent, ça, non ! Institutrice, ça ne payait pas trop mal, et puis, elle n'était pas du genre dépensière. Non, c'est juste qu'elle n'était pas assez jolie. Les jambes un peu trop grosses, le ventre un peu trop rond, les yeux un peu trop myopes. Elle se désespérait tous les matins devant son miroir, ce qui la rendait triste pour la journée.
Ah ! Si elle l'avait enlevé, ce fichu miroir ! Il ne lui servait pas à grand-chose, mais elle y tenait quand même. Toute petite, elle admirait sa mère à travers son reflet. Que sa mère était parfaite, et qu'elle aurait aimé lui ressembler !
C'était à cause de cette déception qu'elle s'était retrouvée à cette brocante du rêve, à cette brocante où on pouvait acheter un peu de tout à petit prix. Bien sûr, les marchandises n'étaient plus très neuves, parfois elles étaient même franchement usées, et comparé au marché d'à côté, avec ses produits 100 pour sang bio, tout neuf et tout frais, la brocante, c'était bien peu de chose.
La brocante, c'était pour les gens comme elle.

-Alors, qu'est-ce que vous voulez ?
-Je voudrais quelqu'un de gentil, ça, oui !
-C'est ce qu'elles demandent toutes... Et à part ça ?
-Quelqu'un qui n'attache pas trop d'importance au physique.
-Ca restreint déjà le choix. Vous savez, les hommes, ils aiment les belles femmes ! Mais bon, ils s'y accommoderont. Eux non plus ne sont pas des canons de beauté, sinon ils seraient sur le marché ! Rien d'autre ?
-Si ! Qui aime la littérature.
-Magazine auto, ça vous convient ?
-Vous n'avez rien d'autre... ?
-Vous êtes exigeante, ma p'tite dame !
-Excusez-moi, oubliez ce que je viens de dire.

La brocanteuse fourragea dans ses petits papiers, y cherchant le candidat idéal.

-J'ai ce qu'il vous faut !

La femme lui tendit un bocal avec, à l'intérieur, un petit papier.

-C'est la recette pour le trouver. Rien de bien compliqué. Il ne vous faut que deux jambes et un peu de courage, avec une pincée d'espérance, et le tour est joué !
-Merci.

Elle regarda le marché, à côté. Une foule de jeunes filles toutes plus séduisantes les unes que les autres s'y pressaient. Les hommes posaient sur des estrades, choisissaient la fille la plus intéressante. Pas de brocanteur, là-bas, ni même d'entremetteur : les hommes étaient les marchands, ils se vendaient eux-mêmes à la plus offrante.
Elle détourna le regard. Ca lui faisait mal de voir ça. Elle retourna chez elle à petit pas pressés. Elle s'occuperait de son bocal demain. Toute cette course l'avait fatiguée, elle alla se coucher.



DRIIIING !




Elle ouvrit les yeux. Le téléphone sonnait. Qui pouvait donc la réveiller à cette heure-ci ? D'ailleurs, quelle heure était-il ? Midi ?! Déjà ?!

-Allô ?
-Allô, c'est Justine !
-Salut Justine.
-Alors ?
-Alors quoi ?
-Tu as trouvé ?
-Trouvé quoi ?
-Mon dieu, tu le fais exprès ou quoi ? Tu as trouvé celui qu'il te faut ?
-Je ne te comprends absolument pas, Justine... Tu peux m'expliquer ?
-Tu avais rendez-vous à l'agence matrimoniale à 11h !

Elle laissa tomber le combiné. Elle avait oublié.


Zut !
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# Posté le samedi 29 décembre 2007 13:41

...

Nous ne sommes que des poupées
Sur un grand échiquier
Que des poupées de son
Qui naissons, qui mourons.

# Posté le jeudi 18 octobre 2007 13:45

[...]

~~ Les yeux dans le vague, je divague ~~

Pas d'inspiration pour l'instant. J'espère que ça reviendra. Je croise les doigts.

# Posté le dimanche 23 septembre 2007 04:59